Les voeux 2019, un vrai feu d’artifice

Une cérémonie avec une assistance réduite, pour cause une communication faiblarde, suite à un affichage tardif. Enfin c’est une raison sauf à penser que la population se désintéresse de la chose publique ou de ses élus.
Place aux discours : on nous apprend que l’endettement est à son plus bas niveau, vient alors le festival d’annonces, la médiathèque ouvre le 16 février, les travaux de réhabilitation de la salle Ferrier commencent au printemps, les travaux de la STEP démarrent cet été, le PLU est terminé dans les 6 mois, pour ne citer que les grands projets. Dans cette euphorie a été oublié le schéma directeur de l’eau potable qui rendant sa copie en 2019 prescrira probablement des investissements indispensables. Ensuite, M. le maire, déplore la suppression de délégation de la vice présidence auprès de la communauté des communes témoignant des très mauvaises relations avec cette dernière, mais se gardant bien d’en donner les causes. Pour finir on embauche à l’ APH (Assemblée Participative des Habitants). Pour les tatillons on dira aussi que l’on va repeindre la cuisine au Diguedan et acheter des tables inox
Une bonne leçon de politique en cette année pré électorale. Toutefois Le prochain acte sera la présentation du budget 2019, car après 5 ans d’inactions hormis la création de l’Escale, trouvée souvent fermée, et un ersatz de city stade, l’endettement a diminué, mais ce qui n’est pas dit c’est que le remboursement des emprunts qui s’éteignent a diminué mais il n’a pas été constitué de cagnotte pour autant. Les subventions ne règleront pas tout, des emprunts seront nécessaires et pour les projets dispendieux médiathèque, Salle Ferrier et STEP, les impôts probablement et les taxes sur l’eau et l’assainissement surement, vont augmenter considérablement. Soyons clairs: l’investissement est nécessaire pour une collectivité territoriale, ce qui a pour conséquence l’endettement qui permet le financement des projets. Nous dénonçons simplement le stop an go pratiqué par nos élus, résultat de leur incompétence à gérer des projets. On trainaille et ergote pendant 5 ans et on se réjouit de réduire la dette; on s’affole ensuite mais sans appréhender les conséquences financières. Et pour peu que ça dure un peu plus c’est le prochain mandat qui écopera. M. le maire a fait clairement comprendre qu’il sera là l’an prochain, il dit prendre beaucoup de plaisir à sa fonction. Sa fonction certes, on sait pourquoi, sa gestion c’est autre chose. Guère rassurant pour SUMENE!

Incohérences

Décembre 2018, après les aberrations du zonage agricole du PLU en cours d’élaboration deux, fortes, délégations d’agriculteurs ont travaillé avec les élus sur un nouveau zonage. Si de nombreux secteurs ont été ajoutés il semblerait que la majorité le soient en zone AP, c’est à dire Agricole Protégé, ces parcelles sont réservées à l’agriculture sans que l’on puisse y construire les bâtiments nécessaires à leurs exploitations, sous prétexte 
d’aspect paysager à préserver ! On sait nos élus très sensibles aux aspects paysagers de nos vallées jusqu’à vouloir effacer de tout ce qui leur parait inesthétique. Mais leurs attitudes sont parfois partisanes. Ainsi cette construction agricole autorisée par eux au sommet d’un col, pour le moins très visible, à l’ouest du village. Pour d’autres bâtiments agricoles à contruire il a fallu passer par la contrainte d’un bardage en bois.
Et si peu d’élus s’interrogent sur l’aspect esthétique d’une station d’épuration dans la montagne certes peu visible d’en bas, n’oublions pas que nous voulons que nos touristes se baladent sur nos chemins, donc en hauteur.
Et enfin suite à la présentation en réunion publique du PLU nous découvrons que sur l’Opération d’Aménagement Programmé du secteur Dupoune, une zone de services, c’est à dire des bâtiments, bureaux ou ateliers, probablement peu esthétiques, est réservée sur un « serre » à 320 m d’altitude, au chemin droit, sur les hauteurs au nord du village (Sumène se trouve à 200 m d’altitude).
Pas très cohérent tout cela, la notion d’esthétique de nos élus devient subjective.
Il faut suivre ! Résumons les hangars agricoles près de l’agglomération, loin des terres agricoles, les bureaux, ateliers sur les hauteurs en pleine nature loins des commodités urbaines: une belle logique tout ça

Vous avez dit Concertation !!!

                     Lors de la réunion publique sur le PLU, un fort mécontentement s’est exprimé venant de propriétaires s’estimant spoliés du fait que leurs terrains auparavant constructibles ne l’étaient plus. Les agriculteurs, alertés, ont, lors d’une entrevue avec M. le maire, constaté de graves lacunes dans la prise en considération des zones agricoles.Ils ont fortement exprimé leur mécontentement.Durant l’élaboration du PLU l’APH tant vantée, et de précédentes réunions avec les agriculteurs n’ont pas eu d’écho auprès des élus. Ces derniers n’ont pas pris conscience de la force économique de l’agriculture dans nos Cévennes avec l’installation de jeunes agriculteurs et la montée en puissance des agriculteurs établis. Nos élus privilégient un hypothétique essor du tourisme, investissent dans un projet onéreux, l’aménagement de la Salle Ferrier, et de fait se soucient outre mesure de l’aspect paysager de nos sites, pénalisant en conséquence l’agriculture, avec pour conséquence une non prise en compte du réel et du potentiel des zones agricoles; des zones entières actuellement cultivées ne sont, dans le cadre du PLU, pas classifiées en zones agricoles mais en zones naturelles ce qui peut contraindre fortement l’installation de nouvelles exploitations agricoles. Les trois dernières installations n’auraient pu se faire avec le projet PLU actuel. Face au vent de fronde les élus ont organisés deux réunions aux quelles ont participé respectivement deux groupes d’agriculteurs, ceux de la vallée du Rieutord/secteur Pont d’hérault, et ceux de la vallée du Recodier. Cette concertation quoique tardive a permis de proposer un zonage « agricole » plus représentatif de cette économie. Reste à s’assurer que les élus valident cette « révision » du PLU

Le mauvais élève sera-t-il bien ou mal récompensé?

Confert l’article joint, l’agence de l’eau a établi son budget 2019/2024, 1,4 millards pour la gestion de l’eau et la lutte contre la pollution domestique (entre autres les STEP, STation d’EPuration des eaux usées ) et Sumène fait partie des 22 points noirs de l’Occitanie, peu glorieux.
Oublions que Sumene aurait pu devenir point « bleu » voici 4 ans. Depuis 2014 nous avons en gestation, très lente, un projet très onéreux, 2 875 464,00 € TTC , souhaitons que l’agence de l’eau pourvoyeuse de subventions soit très très généreuse, pour éviter aux Suménois une augmentation considérable du prix moyen de l’eau et de l’assainissement, actuellement à 3,36€ le m3. La formulation de cette manne va demander quelques mois à l’Agence de l’eau, pourcentage de la subvention et plafond du montant du projet pris en compte.

Une réunion publique PLU révélatrice


Assistance réduite à la dernière réunion publique du PLU, une dizaine d’élus et une vingtaine de personnes, nombre d’entr’elles étant directement concernées par les « oublis » du PLU.
Au stade actuel le PLU se résume en 3 lettres P. L. U. et rien derrière; explications
– Nombre de terrains constructibles du défunt POS n’ont pas été retenu dans le nouveau plan: secteurs Chemin droit dans sa partie basse, Cabanis, Pré de la Peyre, La Rouvière/Route de Metgès. Sur ces zones des études ou investissements complémentaires auraient été nécessaires pour lever certaines contraintes. La commune ne veut pas les faire.
– Les 2 OAP, Opérations d’Aménagement Programmés, sur les secteurs Faubourg de Pied de ville, 60 logements, 120 habitants, mas de Jambal, 20 logements, 40 habitants, ne pourront pas être ouvertes à l’urbanisation tant que la nouvelle station d’épuration n’est pas faite. Ce point d’arrêt devrait être levé à plus ou moins long terme. Mais alors qui sera le porteur de ces aménagements ?
1 – Un aménageur professionnel
2 – Un collectif de tous les propriétaires
3 – La commune mais cette dernière ne se dit pas concernée.
Les contraintes : de très nombreux propriétaires, des études ou investissements complémentaires: topologie, études de sol, pluvial, aléas incendie.
Reste ce qu’on appelle les dents creuses dans l’enveloppe urbaine, en gros le village: le COS, COefficient des Sols étant supprimé l’étude annonce 40 logements potentiels à construire, mais là aussi il faudra attendre la nouvelle STEP. Et dans le court, moyen terme les propriétaires de pavillons ou villas intra muros voudront-ils partager leur terrain.
On pourra objecter que le PLU est une projection sur les 15 ans qui viennent, sauf que aujourd’hui il n’y a aucune opportunité de construction pour des jeunes qui voudraient s’établir dans notre commune. On a privilégié le rêve au pragmatisme. Il faudra une modification ou révision du PLU pour en sortir

OAP Faubourg de Pied de ville

Faubourg de Pied de ville

Mas de Jambal

Mas de Jambal

La salle Ferrier, on y revient !

Ce projet salle Ferrier est brouillon. Pour preuve le conseil municipal du 15 novembre a délibéré pour l’engagement budgétaire du projet,  687.865 €. Les subventions « promises » ne sont pas encore officialisées, et c’est une bonne nouvelle, il en faut, l’ Etat annonce une subvention de 135 000 € au lieu de  111 678 € d’ou un nouveau conseil le 29 novembre pour entériner cela.
Le permis de construire pour l’aménagement des lieux, déposé début juillet a été accordé fin septembre.Il est assorti de deux réserves: la mezzanine, 22 m2 DE SUPERFICIE, prévue dans le projet ne sera pas accessible au public et un dépôt minute pour PMR, Personne Mobilité Réduite, devra être aménagé rue portail de Pérry. La commission départementale accès PMR qui donne son avis pour les ERP, Etablissement Recevant du Public, est plutôt conciliante.
A quoi va servir la mezzanine si on ne peut rien y aménager qui puisse intéresser le visiteur. Cet aménagement, onéreux, réservé au « personnel » servira-t-il de bureau pour on ne sait quel occupant, encore faudra-t-il faire une ségrégation physique: peut ou ne peut pas monter des escaliers.
Le dépôt minute porte bien son nom, le véhicule s’arrête, dépose son passager, et repart. Il est donc exclu que le PMR accède à ce lieu avec son véhicule. Un peu d’humour : va-t-on mettre en place une navette entre la place PMR de la Placette et le dépôt minute du portail de Pérry.
L’utilisation de la salle Ferrier telle que revue, se réduit à peau de chagrin.

Le vote des subventions aux associations, toujours houleux

Le vote des subventions aux associations, un classique de l’automne chaque année. Le budget alloué aux subventions est de 26 000 €. Un débat tout de même, non sur les différentes attributions, mais sur le solde. Après attributions il reste quelque 450 €. Il est proposé de verser cet excèdent à l’APE de l’école publique, une subvention exceptionnelle s’ajoutant à la subvention normale. L’argument cet argent va aux « enfants ». Le débat, houleux, s’engage sur le principe que si cet excèdent est reversé pour le bénéfice « des enfants » il faudrait faire un prorata entre l’APE de l’école publique et l’APE de l’école St Joseph. Toujours cet ostracisme envers l’école privée. Tous les grands principes de la république ont été invoqués pour justifier cette faveur pour l’enseignement public au détriment du « privé » qui lui est déjà « riche » par ailleurs !!! Jusqu’à la mauvaise foi d’une élue qui clame que l’école privée peut refuser d’inscrire une élève à contrario de l’école publique. Nous renverrons à cette personne qu’elle révise ses fondamentaux car Les établissements privés sous contrat sont tenus d’accueillir tout le monde, sans distinction de religion. Un autre élu lance l’école publique est l’école de la république, grandiloquent. Nos élus ont toujours le don pour ranimer les clivages entre école publique et école privée

Précipitation ! on va investir, mais pourquoi

Le prochain conseil municipal va entériner le projet Salle Ferrier ((ordre du jour ici). Lors du vote du Budget Supplémentaire le plan de financement du centre d’interprétation va être inscrit au budget, autorisant des engagements financiers sur ce projet. Ce projet n’est pas finalisé, l’enveloppe financière actuelle ne correspond plus au contenu, ainsi le « belvédère » présenté voici quelques mois a disparu du projet présenté sur le dernier bulletin; la scénographie annoncée est un mot creux, aucun scénario n’a été présenté. Le risque avec cette précipitation, est de réaliser des travaux immobiliers sans maitriser le contenu de ce bâtiment, une coquille vide en quelque sorte.
Rêvons toutefois, la salle Ferrier réhabilitée, avec le standard ERP Etablissement Recevant du Public, pourrait servir de base à une autre projet de revitalisation économique: le coworking, anglicisme de cotravail, bureau partagé.
On apprend ainsi qu’une nouvelle association suménoise vient de se créer : Ateliers lila Sumène dont l’objectif est: administration et animation d’un lieu de coworking sur la commune de Sumène. Elle s’installe dans les anciens ateliers Bresson, rue des écoles.

Nostalgie et humeur


Ici le chant du coq dérange, là ce sont les sonnailles des troupeaux qui paissent, ailleurs les cloches du village, à Sumène c’est les rallyes. Ce week-end, le Rallye des Cévennes, pour son 60 eme anniversaire, ne passera pas chez nous. Le rallye une tradition, n’en déplaise à certains élus. Pourtant mythique cette spéciale La Cadière/Sumène, avec pour anthologie, la très célèbre épingle de Sumène (au Pont de la mine). Fi donc, pour l’économie locale, de ces nombreux spectateurs qui auraient pu irriguer tant soit peu le commerce local. Les riverains certes, le bruit, la pollution, les incivismes aussi malheureusement, des arguments que la majorité des élus privilégient pour restreindre le passage de rallye à un par an, alternativement le Cigalois et les Cévennes. Pas sûr qu’ils aient écouté tous les suménois.

Ah les chiffres !!!! et une photo pas folichonne pour vendre un projet

 

Dans la dernière livraison du bulletin municipal, quelques chiffres concernant la « facture » prévisionnelle du projet salle Ferrier, pompeusement appelé Centre d’interprétation des Cévennes méridionales.
Les chiffres présentés sont les coûts HT (hors taxes) ce n’est pas précisé et cela permet de minorer la dépense à engager. Les factures des prestations, achats et autres sont réglées TTC,  la TVA est récupérée bien plus tard. Pour faire court le montant total est donc de 559 888 € HT et 671 865 TTC et l’autofinancement, part de la commune, et de 158 520 € HT et 190 224 € TTC.
Ces chiffres présentés au conseil municipal pour délibération en janvier 2018 avaient interpelés quelques élus, autres que ceux de la minorité; M. le maire avait précisé que si le montant de la part communale excédait les 20%, soit quelque 120 000 € HT le projet serait revu à la baisse, s’en rappellera-t-on dans les prochains débats ?
Et pour finir une photo pas folichonne du tout et peu vendeuse, accompagne l’article du bulletin, un plan peu lisible qui est loin de justifier les chiffres énoncés du projet. On n’en saura guère plus en l’attente que le bureau d’études nous éclaire.