ARRETE N° 30-20190325-008

Adieu traversiers ancestraux

En « feuilletant » le site internet DDTM du gard (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), on y trouve la publication de l’arrêté de déclaration concernant la création d’une nouvelle station de traitement des eaux usées de 1200 EH sur la commune de Sumène en date du 25 mars 2019. Télécharger l’arrêté ici.
Suite au dépôts du dossier minute en janvier 2018 et du dossier loi sur l’eau en août 2018 moults réajustements ont été imposés: les eaux épurées qui disait-on pouvoir être rejetées dans un « valat » seront descendues dans le pluvial du bourg, et in situ un traitement tertiaire pour la bactériologie en service de mars à octobre ainsi qu’une recirculation seront installés qui nécessiteront d’acheminer l’énergie électrique. L’estimation initiale du projet d’un montant de 1 700 000€ HT était sortie du chapeau de nos élus avec leur propre interprétation des normes de rejet et sans consolidation technique. L’estimation finale d’un montant de 2 400 000 €. HT, soit plus de 2 850 000 € TTC, est donnée par le bureau d’étude mandaté, avec prise en compte cette fois de la règlementation et des techniques nécessaires. Quelque 700 000 € d’écart. Soit 3 fois plus que le coût de la compensation imposée dans le projet de 2014, la station classique sur le site actuel.
L’administration a attiré l’attention de la mairie sur le risque de sous dimensionnement de la STEP projetée, risque inhérent entre la technicité de la STEP choisie et la structure du réseau d’assainissement en grande partie unitaire, pluvial et assainissement dans le même collecteur.
Par quel lobbying nos élus ont ils obtenu qu’in fine l’administration ait signé l’arrêté. Il est vrai que Sumène fait partie des points noirs visés par l’agence de l’eau, et à ce titre est éligible aux subventions du programme 2019/2024.
Toutefois l’administration garde un oeil sur le fonctionnement, outre l’autosurveillance avec des relevés semestriels classiques l’arrêté prescrit une autosurveillance renforcée mensuelle ainsi qu’un suivi biologique mensuel pendant deux ans.
La prochaine étape, probablement en mai/juin 2019 avec l’attribution des subventions.

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