Nos élus, on le sait, n’ont pas la fibre agricole

Dans le dernier bulletin municipal, perdu dans les divers Compte-rendu, on peut lire page 15, au sujet de la promotion de la culture de l’oignon doux des cévennes lors d’un conseil de la communauté des communes :  » Monsieur Leprovost souligne qu’il est bien de maintenir une tradition mais c’est en même temps cautionner le traitement des sols, largement répandu dans ce type de culture. Il n’y a pas de notion de développement durable.
On ne fera pas l’exégèse de cette déclaration, mais on peut douter que cela fera plaisir à la profession qui se revendique d’une agriculture raisonnée.
Après l’épisode des hangars auquel on a imposé des bardages bois, la réduction drastique des zones agricoles dans le cadre du PLU, voici la stigmatisation des producteurs d’oignons qui pollueraient les sols.

Correction

Et voilà !!! Tout le monde est là. Sauf peut être les administrés, car à ce jour aucune affiche n’est posée pour une invitation de la population. Vin d’honneur, animation ne sont réservés qu’à …….. Le site officiel de la mairie informe, sans plus, et annonce une intervention artistique. En même temps (expression à la mode) il vaut mieux être discret dans les invitations vu l’exiguÏté des locaux de l’ancienne mairie. On résume dans ce cadre d’une inauguration inviter les financeurs et ceux qui ont oeuvré à la réalisation de ce projet et leur offrir un verre (!!) c’est parfait, mais pourquoi une animation artistique, (plusieurs centaines d’euros probablement) au bénéfice des seuls invités officiels.

Festival d’annonces

Les voeux de la municipalité

Assistance réduite à la cérémonie des voeux de la municipalité, affichage tardif ou désintérêt des administrés ? 
Place aux discours : l’endettement est à son plus bas niveau, vient alors le festival d’annonces, la médiathèque ouvre le 16 février, les travaux de réhabilitation de la salle Ferrier commencent au printemps, les travaux de la STEP démarrent cet été, le PLU est terminé dans les 6 mois, pour ne citer que les grands projets. Dans cette euphorie le schéma directeur de l’eau potable qui doit rendre sa copie en 2019 est oublié. Ensuite, M. le maire déplore la suppression de délégation de la vice présidence auprès de la communauté des communes se gardant d’en donner les causes. Pour finir on embauche à l’ APH (Assemblée Participative des Habitants). Pour les tatillons on va repeindre la cuisine au Diguedan, acheter des tables inox, aménager un cheminement pour aller au stade de foot. 
Discours très politique en cette année pré électorale. Le prochain acte sera le débat du budget 2019. comment va t on financer la simultanéité de toutes ces dépenses? les subventions ne règleront pas tout.

La mairie présente son PLU

Les rares participants à la réunion publique du PLU du 8 novembre sont en majorité sortis mécontents : des terrains précédemment constructibles ne le seront plus. Ces jours-ci ce sont les agriculteurs/éleveurs qui s’insurgent : d’environ 2800 ha de terres agricoles dans le défunt POS (Plan d’occupation de sols) on passe à quelques 200 ha dans le PLU (Plan Local d’urbanisme), dans ce cadre PLU les 3 dernières installations de jeunes agriculteurs n’auraient pu se faire. Une concertation, tardive, entre agriculteurs et élus se met en place. Une vingtaine d’exploitation agricoles sont établies sur la commune, une trentaine d’emplois induits plus des saisonniers. L’empressement à boucler le projet PLU laisse la concertation sur la touche et ce malgré l’APH (Assemblée Participative des Habitants) qui devait favoriser la concertation entre élus et administrés.

Le mauvais élève sera-t-il bien ou mal récompensé?

Confert l’article joint, l’agence de l’eau a établi son budget 2019/2024, 1,4 millards pour la gestion de l’eau et la lutte contre la pollution domestique (entre autres les STEP, STation d’EPuration des eaux usées ) et Sumène fait partie des 22 points noirs de l’Occitanie, peu glorieux.
Oublions que Sumene aurait pu devenir point « bleu » voici 4 ans. Depuis 2014 nous avons en gestation, très lente, un projet très onéreux, 2 875 464,00 € TTC , souhaitons que l’agence de l’eau pourvoyeuse de subventions soit très très généreuse, pour éviter aux Suménois une augmentation considérable du prix moyen de l’eau et de l’assainissement, actuellement à 3,36€ le m3. La formulation de cette manne va demander quelques mois à l’Agence de l’eau, pourcentage de la subvention et plafond du montant du projet pris en compte.

La salle Ferrier, on y revient !

Ce projet salle Ferrier est brouillon. Pour preuve le conseil municipal du 15 novembre a délibéré pour l’engagement budgétaire du projet,  687.865 €. Les subventions « promises » ne sont pas encore officialisées, et c’est une bonne nouvelle, il en faut, l’ Etat annonce une subvention de 135 000 € au lieu de  111 678 € d’ou un nouveau conseil le 29 novembre pour entériner cela.
Le permis de construire pour l’aménagement des lieux, déposé début juillet a été accordé fin septembre.Il est assorti de deux réserves: la mezzanine, 22 m2 DE SUPERFICIE, prévue dans le projet ne sera pas accessible au public et un dépôt minute pour PMR, Personne Mobilité Réduite, devra être aménagé rue portail de Pérry. La commission départementale accès PMR qui donne son avis pour les ERP, Etablissement Recevant du Public, est plutôt conciliante.
A quoi va servir la mezzanine si on ne peut rien y aménager qui puisse intéresser le visiteur. Cet aménagement, onéreux, réservé au « personnel » servira-t-il de bureau pour on ne sait quel occupant, encore faudra-t-il faire une ségrégation physique: peut ou ne peut pas monter des escaliers.
Le dépôt minute porte bien son nom, le véhicule s’arrête, dépose son passager, et repart. Il est donc exclu que le PMR accède à ce lieu avec son véhicule. Un peu d’humour : va-t-on mettre en place une navette entre la place PMR de la Placette et le dépôt minute du portail de Pérry.
L’utilisation de la salle Ferrier telle que revue, se réduit à peau de chagrin.

Le vote des subventions aux associations, toujours houleux

Le vote des subventions aux associations, un classique de l’automne chaque année. Le budget alloué aux subventions est de 26 000 €. Un débat tout de même, non sur les différentes attributions, mais sur le solde. Après attributions il reste quelque 450 €. Il est proposé de verser cet excèdent à l’APE de l’école publique, une subvention exceptionnelle s’ajoutant à la subvention normale. L’argument cet argent va aux « enfants ». Le débat, houleux, s’engage sur le principe que si cet excèdent est reversé pour le bénéfice « des enfants » il faudrait faire un prorata entre l’APE de l’école publique et l’APE de l’école St Joseph. Toujours cet ostracisme envers l’école privée. Tous les grands principes de la république ont été invoqués pour justifier cette faveur pour l’enseignement public au détriment du « privé » qui lui est déjà « riche » par ailleurs !!! Jusqu’à la mauvaise foi d’une élue qui clame que l’école privée peut refuser d’inscrire une élève à contrario de l’école publique. Nous renverrons à cette personne qu’elle révise ses fondamentaux car Les établissements privés sous contrat sont tenus d’accueillir tout le monde, sans distinction de religion. Un autre élu lance l’école publique est l’école de la république, grandiloquent. Nos élus ont toujours le don pour ranimer les clivages entre école publique et école privée