Une réunion publique au public restreint

15 personnes administrées, 9 élus et le chef de projet du bureau d’études, une assistance un peu tristounette pour un projet structurant qui va engager notre commune pour les 30 ans à venir. Les administrés sont ils désabusés ? Vont ils réagir uniquement et trop tard lorsqu’on leur présentera la facture, à savoir, l’impact de ce projet sur le prix de l’eau.
Sur ce point on a beaucoup tourné en rond : oui cela va impacter fortement le prix de l’eau et on a embrayé sur la communauté des communes qui en 2016 prendra la compétence eau et assainissement, bref noyé fortement le poisson.
Quelques chiffres annoncés : coût du projet, 2 440 594 € HT (2 928 712,80 € TTC) ; Subvention entre 45% et 55%.
Ce qui n’a pas été dit: La facture type annuelle eau/assainissement de 120 m2, actuellement d’environ 400 €, pourrait être de 30 à 40 % supérieure. soit 520 €/560 € . Ceci n’est qu’un indicateur évidemment. Il faudra un savant mélange d’augmentation sur le prix de l’eau, le prix de l’assainissement, la location du compteur
Une nouvelle STEP à SUMENE est un investissement nécessaire depuis des années. Les élus ont expliqué comment d’un projet bouclé en 2014 à un coût de 1 600 000 € sur le lieu actuel de la STEP, validé par l’administration, mais non satisfaisant à leurs yeux ils sont passés à un projet hypothétique à 2 400 000 € là haut sur la montagne.

Bilan de l’eau 2016 avec factures type

Ca urge et la mairie prend ses aises avec la loi

Les opérations de défrichement nécessaires à l’accès et à l’implantation de la future STEP ont débuté. L’administration a restreint les périodes de défrichement aux mois d’hiver pour respecter la vie du lézard ocellé hôte de ces lieux.
Dans cette précipitation à vouloir défricher rapidement M. le maire semble prendre quelque liberté avec les autorisations données.
Sur le terrain l’arrêté est affiché; il doit l’être aussi à la mairie. Cet document interpelle quelque peu: on y trouve la liste des parcelles à défricher. On recoupe avec le cadastre et on constate des « blancs », c’est à dire 4 parcelles sur le tracé du secteur à défricher mais non citées dans l’arrêté. En l’absence de tout acte notarié à ce jour l’accès et travaux sur les parcelles est possible sur accord des propriétaires, pour les parcelles absentes le propriétaire n’a pas été trouvé, et dans ce cas on apprend que la commune doit entamer une procédure pour devenir propriétaire de ces terrains. Très, trop long tout ça !
Revenons sur le terrain, une piste a été ouverte et le défrichement est bien avancé y compris sur les parcelles non autorisées. Ni vu ni connu, quoique !!
On sait le désaccord récurent de notre maire et son équipe avec les administrations. On ne va pas s’embarrasser pour quelques m2 perdus en terre cévenole.
A ce jour le projet est en attente de subvention, aucun plan de financement n’est avancé si ce n’est celui qu’a du faire le bureau d’étude en charge du projet, dans le cadre du dossier loi sur l’eau mais non divulgué.

Une photo subliminale

A la une du bulletin municipal de mars, une photo qui en rappelle furieusement une autre, vieille de 5 ans maintenant. Une équipe passéiste s’accrochait à la vieille mairie, et avec succès remportait la mise. Le temps a passé et les aises ont été prises dans la mairie actuelle, tant d’autres projets ou réalisations ayant été « démontés » celle là seule a été conservée.
Le bâtiment, place de l’église, est donc resté ancienne mairie en attente de projet. Après le GUQ Guichet Unique Communal, extrémiste et aride, projet un temps adulé, qui a sombré par la suite, l’Escale, ersatz de maison des services qui peine à émerger, voici la médiathèque enfin.
L’idée de pôle socio culturel a pris naissance en 2012, dés lors que le projet de délocalisation de la mairie a été approuvé. Les initiateurs n’ont pu mener leur projet à bien n’étant plus aux manettes, d’autres l’ont fait au forceps et à grand coût . Ne boudons pas notre plaisir, mais tout cela reste à consolider.

C’est le printemps

La nature s’éveille, notre municipalité aussi

Trois réunions en ces deux prochains mois, pas pour concerter mais pour informer; on a déjà donné maintes fois notre avis sur les qualités intrinsèques de grands communicants que sont nos élus. Le projet salle Ferrier, La STEP et le PLU, trois projets que nos élus voudraient voir rentrer en phase finale.

  • le PLU : la réunion publique de novembre à montré l’absence de la concertation, en conséquence il y a une remise en cause du zonage agricole, et les zones à urbaniser sont hypothétiques. les solutions vous seront présentées le 26 mars à 18 h au Diguedan.
  • La STEP : le 19 mars 18 h 30, on va vous expliquer comment du coût initial volontairement sous estimé à 1 700 000,00 €, on en est actuellement à 2 396 220,00 € HT soit 2 875 464,00 € TTC, qu’aucune indication sur le montant de la subvention ne permet d’établir un plan de financement du projet ; soyez curieux demandez quelle sera l’incidence de ce projet sur le coût de l’eau et l’assainissement. On ne vous dira pas que la future STEP est déjà en sous capacité, et que d’importants travaux de séparation des réseaux doivent être fait pour qu’elle soit conforme. Vous dira-t-on qu’on va faire une STEP la haut sur la montagne pour la sortir de la zone inondable mais qu’il y aura encore des ouvrages de cette nouvelle STEP dans cette fameuse zone ?
  • La salle Ferrier : Le 4 avril 18 h on va vous convaincre comment ce projet à 498.564,56 € HT soit 687.865 €. € TTC va drainer des flux de touristes vers notre village, que les travaux vont commencer; on ne vous dira pas qu’on n’a pas à ce jour toutes les subventions demandées ni qu’on n’a pas la moindre idée du coût de fonctionnement

Notre chère médiathéque

Ca c’est fait ! On ne peut qu’être satisfait d’avoir une médiathèque dans le village. Quelques 16000 bibliothèques publiques sont recensées en France. St Martial et St Roman de Codières ont la leur. Son (CD) et Image (DVD) font de la notre une médiathèque. Nos élus y ont rajouté le label 3 eme lieu, après la maison, le travail , voici le 3eme lieu dédié à la vie sociale de la communauté. Ce concept est encore très abstrait, mais par analogie on peut citer les cafés voici quelques années et les émanations des ronds point avec les gilets jaunes actuellement.
Ce label a amené des contraintes financières, compensées partiellement par des subventions plus conséquentes, mais il doit être maintenant concrétisé.
Pour quoi diable nos élus ont ils voulu rajouter à cela une chaudière à granulés à ce projet. Etoffer le fond de livres, CD, DVD eut été plus heureux
Venons-en au fond: on ne peut qu’inciter les utilisateurs à aller faire un tour sur le site internet de la médiathèque : https:/escalesumene.fr Vous y trouverez le catalogue des ouvrages présents. Le fond est un peu étriqué mais c’est le démarrage et on comprend; cependant on peut déplorer qu’une catégorie est absente : Essais et documents
On trouve énoncé dans le manifeste de l’UNESCO pour les bibliothèques publiques : Les collections et les services ne doivent être soumis ni à une forme quelconque de censure idéologique, politique ou religieuse, ni à des pressions commerciales. Le fond de livres actuel devra donc être complémenté suivant ces principes. Songe-t-on à un comité de lecture ?


Le grand débat n’a pas eu lieu, dommage !


Hier une quarantaine de personnes environ a répondu à l’invitation à participer à un débat citoyen. Débat citoyen et non grand débat national aurait du attirer l’attention. Mais c’était trop subtil pour y voir malice. 
Dès l’accueil des participants le ton est donné : il nous est dit que le débat citoyen auquel nous sommes invités ne rentre pas dans le cadre du grand débat national , suit une explication fumeuse pour en expliquer le refus. En conséquence la synthèse du débat n’ira pas abonder les synthèses de tous les grands débats nationaux.
L’organisateur du débat, en l’occurence la mairie, s’est appuyée sur une maigrichonne APH, 3 à 4 personnes !
Les débatteurs répartis sur 5 tables ont abordés les 4 thèmes de référence, et fournis des synthèses sur chacun des thèmes. La synthèse finale sera faite à une date ultérieure. En conclusion : Ce fut un débat organisé par suivisme avec un rejet quant à son utilité.

C’est trop tard !

Le projet salle Ferrier

Questions diverses au dernier conseil municipal, un élu de la majorité fait remonter que nombre de personnes ne sont pas suffisamment informées sur le projet salle Ferrier. Il demande de temporiser le projet afin de mieux informer. La réponse est sèche: c’est trop tard ! Et de développer : la communication a été bien faite, articles sur le bulletin, information de l’ APH, réunions avec les agriculteurs, les acteurs du tourisme et les acteurs économiques.
Et dans la foulée c’est trop tard aussi pour la STEP.
En clair la population qui n’a pas su saisir l’information quand elle a été diffusée, attendra de voir pour savoir ! Les pros de la communication ont fait leur boulot. On objectera que aucune réunion spécifique n’a été faite et notamment pas de réunion publique.

On résume: la communication a été faite, on se demande ou est le problème? .

A hue et à dia

Grande mobilisation ces jours-ci: création d’un collectif, tracts, affiches, réunions, pétitions, LINKY est aux avant postes. La technologie à abattre c’est LINKY, les nouveaux compteurs électriques dits communicants que la loi impose.
La mairie soutient ces actions. En même temps on apprend que la mairie autorise la pose d’une antenne de GRDF sur un lieu élevé du village pour GAZPAR.
GAZPAR est le cousin de LINKY, il travaille pour le gaz, avec beaucoup plus de discrétion il est vrai, moins de clients concernés ?. Le procédé communicant LINKY utilise le courant CPL, Courant Porteur de Ligne, les données transitent via les lignes et le réseau électrique. GAZPAR utilise les airs, les fréquences, signaux émis par les compteurs vers des concentrateurs, les antennes installées en point haut. Vous n’avez pas LINKY à la maison ne sortez pas dans la rue car GAZPAR vous atteint, comme le GSM, la 4G, toutes les antennes de transmissions de la gendarmerie, des pompiers etc.
A hue et à dia. LINKY non, GASPAR oui, pas très concerté tout ça.
Et pour communiquer sur ces nouvelles technologies les anti LINKY envoient du lourd : cancer, incendies domestiques, viol de la vie privée, mais déjà à la maison, la télé, les appareils électriques, nous abreuvent d’ondes depuis des dizaines d’années. La vie privée n’est plus privée depuis des lustres avec les téléphones mobiles, les cartes bancaires, internet qui vous localisent à chaque instant. pour les incendies domestiques une installation vétuste, une connexion qui chauffe, un appareils défectueux ne doivent rien à LINKY.
Derrière tout ça, c’est une directive européenne qui est à l’origine de la pose de ces compteurs, applicable à tous les pays d’Europe.

Débattons, c’est dans l’air du temps.

Les voeux 2019, un vrai feu d’artifice

Une cérémonie avec une assistance réduite, pour cause une communication faiblarde, suite à un affichage tardif. Enfin c’est une raison sauf à penser que la population se désintéresse de la chose publique ou de ses élus.
Place aux discours : on nous apprend que l’endettement est à son plus bas niveau, vient alors le festival d’annonces, la médiathèque ouvre le 16 février, les travaux de réhabilitation de la salle Ferrier commencent au printemps, les travaux de la STEP démarrent cet été, le PLU est terminé dans les 6 mois, pour ne citer que les grands projets. Dans cette euphorie a été oublié le schéma directeur de l’eau potable qui rendant sa copie en 2019 prescrira probablement des investissements indispensables. Ensuite, M. le maire, déplore la suppression de délégation de la vice présidence auprès de la communauté des communes témoignant des très mauvaises relations avec cette dernière, mais se gardant bien d’en donner les causes. Pour finir on embauche à l’ APH (Assemblée Participative des Habitants). Pour les tatillons on dira aussi que l’on va repeindre la cuisine au Diguedan et acheter des tables inox
Une bonne leçon de politique en cette année pré électorale. Toutefois Le prochain acte sera la présentation du budget 2019, car après 5 ans d’inactions hormis la création de l’Escale, trouvée souvent fermée, et un ersatz de city stade, l’endettement a diminué, mais ce qui n’est pas dit c’est que le remboursement des emprunts qui s’éteignent a diminué mais il n’a pas été constitué de cagnotte pour autant. Les subventions ne règleront pas tout, des emprunts seront nécessaires et pour les projets dispendieux médiathèque, Salle Ferrier et STEP, les impôts probablement et les taxes sur l’eau et l’assainissement surement, vont augmenter considérablement. Soyons clairs: l’investissement est nécessaire pour une collectivité territoriale, ce qui a pour conséquence l’endettement qui permet le financement des projets. Nous dénonçons simplement le stop an go pratiqué par nos élus, résultat de leur incompétence à gérer des projets. On trainaille et ergote pendant 5 ans et on se réjouit de réduire la dette; on s’affole ensuite mais sans appréhender les conséquences financières. Et pour peu que ça dure un peu plus c’est le prochain mandat qui écopera. M. le maire a fait clairement comprendre qu’il sera là l’an prochain, il dit prendre beaucoup de plaisir à sa fonction. Sa fonction certes, on sait pourquoi, sa gestion c’est autre chose. Guère rassurant pour SUMENE!

Incohérences

Décembre 2018, après les aberrations du zonage agricole du PLU en cours d’élaboration deux, fortes, délégations d’agriculteurs ont travaillé avec les élus sur un nouveau zonage. Si de nombreux secteurs ont été ajoutés il semblerait que la majorité le soient en zone AP, c’est à dire Agricole Protégé, ces parcelles sont réservées à l’agriculture sans que l’on puisse y construire les bâtiments nécessaires à leurs exploitations, sous prétexte 
d’aspect paysager à préserver ! On sait nos élus très sensibles aux aspects paysagers de nos vallées jusqu’à vouloir effacer de tout ce qui leur parait inesthétique. Mais leurs attitudes sont parfois partisanes. Ainsi cette construction agricole autorisée par eux au sommet d’un col, pour le moins très visible, à l’ouest du village. Pour d’autres bâtiments agricoles à contruire il a fallu passer par la contrainte d’un bardage en bois.
Et si peu d’élus s’interrogent sur l’aspect esthétique d’une station d’épuration dans la montagne certes peu visible d’en bas, n’oublions pas que nous voulons que nos touristes se baladent sur nos chemins, donc en hauteur.
Et enfin suite à la présentation en réunion publique du PLU nous découvrons que sur l’Opération d’Aménagement Programmé du secteur Dupoune, une zone de services, c’est à dire des bâtiments, bureaux ou ateliers, probablement peu esthétiques, est réservée sur un « serre » à 320 m d’altitude, au chemin droit, sur les hauteurs au nord du village (Sumène se trouve à 200 m d’altitude).
Pas très cohérent tout cela, la notion d’esthétique de nos élus devient subjective.
Il faut suivre ! Résumons les hangars agricoles près de l’agglomération, loin des terres agricoles, les bureaux, ateliers sur les hauteurs en pleine nature loins des commodités urbaines: une belle logique tout ça